Fridolin AMBONGO devient le quatrième cardinal du Congo

L’archevêque de Kinshasa Fridolin AMBONGO a été créé cardinal par le pape François devant toute la classe politique de la République démocratique du Congo.

Le consistoire ordinaire public pour la création des nouveaux cardinaux au Vatican a été retransmis en direct de la télévision française du Vatican KTO ce samedi 5 octobre 2019. Parmi  les nouveaux cardinaux, on parle d’une douzaine, figurent deux africains. Notamment, un marocain et le congolais de la  RD Congo, Fridolin AMBONGO, actuellement archevêque de Kinshasa. Ce prélat a été nommé archevêque le premier novembre 2018 en remplaçant à ce poste, le cardinal Laurent MOSSENGO PASINYA, dormais en retrait de sa charge pastorale. A 59 ans, Fridolin AMBONGO devient le quatrième cardinal de la république démocratique  du Congo. « C’est une reconnaissance de l’orientation pastorale qui est celle de l’épiscopat congolais à coté de son peuple qui souffre » a déclaré le nouveau cardinal congolais au cours d’un entretien accordé à RFI, Radio France Internationale. 

Créés par le pape lors des consistoires ordinaires, les cardinaux reçoivent un titre et une diaconie qui font d’eux des membres du clergé du diocèse de Rome, diocèse du pape. Selon le droit canon, le rôle d’un cardinal est d’élire le pape en cas de vacance du  siège apostolique, mais aussi celui d’assister le souverain pontife collégialement ou individuellement. L’ensemble des cardinaux de l’église catholique forment le Collège cardinalice ou Collège des cardinaux. Ainsi, depuis le 5 octobre, le nombre des cardinaux passe à deux cents vingt cinq dont cent vingt huit électeurs et quatre-vingt dix sept non électeurs parce que, ayant plus de quatre-vingts ans. Ainsi  le classement des cardinaux par origines géographiques est présenté comme suit : Afrique  17, Asie 16, Europe 55, Océanie 4, Amérique et Caraïbes 23. 

Pour rappel, l’église  catholique a pesé de tout son poids dans le processus ayant abouti à l’alternance politique en République démocratique du Congo. Ce qui explique la présence du président Félix TSHISEKEDI et de son opposant Martin FAYULU à Rome à l’occasion de ce consistoire : «pour moi, c’est un bon signe qui indique que demain nous devrons collaborer, l’Etat et l’église catholique pour le bien général du peuple congolais» a souligné le cardinal Fridolin AMBONGO.