Plusieurs écoles ont fermées pour insécurité en Afrique centrale et de l’ouest

L’éducation est menacé en Afrique centrale et de l’ouest où plusieurs milliers d’écoles ont été fermées pour insécurité.

En l’espace de deux ans, le nombre d’établissements scolaires forcés de fermer à cause de l’insécurité dans les zones de conflits dans les deux sous-régions a triplé, selon le rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance
(UNICEF), publié au mois d’août dernier.

Les auteurs du rapport ont déploré le fait que cette situation affecte plus de 1,91 million d’enfants et près de 44.000 enseignants qui se voient respectivement privés d’éducation et d’emploi.

Pour résoudre cette situation, qui résulte du terrorisme ou des tensions sociales, l’agence onusienne a appelé les Etats africains à plus d’engagement.

En Afrique de l’ouest par exemple, l’insécurité persistante et croissante dans la région du Sahel a contraint près de 2.000 écoles au Burkina Faso, au Mali et au Niger, à fermer leurs portes ou à cesser de fonctionner.

Des attaques contre des écoles ont perturbé l’éducation de plus de 400.000 enfants et forcé 10.050 enseignants à ne pas travailler.

Selon la Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore, « lorsque les enfants manquent l’école, en particulier en période de conflit, ils ne sont pas seulement incapables d’acquérir les compétences nécessaires pour bâtir des communautés prospères et en paix, ils deviennent également vulnérables aux formes d’exploitation horribles, notamment les abus sexuels et le recrutement forcé dans des groupes armés ».

L’UNICEF s’est dit, de son côté, déterminé à travailler avec les autorités éducatives et les communautés pour soutenir l’éducation afin que les enfants puissent continuer à apprendre où qu’ils soient.

En outre, un partenariat avec les gouvernements de plusieurs pays africains prévoit l’élargissement d’un programme d’éducation qui offre une plate-forme d’apprentissage alternative aux enfants et aux jeunes touchés par les crises.

Enfin, il est important d’ajouter que selon l’UNICEF, le nombre d’établissements d’enseignement fermés de force ou qui n’offrent plus de cours s’est multiplié par deux depuis 2017, en Afrique centrale et de l’ouest.