Les frais de transfert de fonds par téléphone ont augmenté pour les retraits et dépôts

Au Congo-Brazzaville, les frais de transfert de fonds par téléphone mobile sont revus à la hausse depuis plusieurs jours.

C’est la conséquence de la crise économique qui frappe le Congo depuis plusieurs années et l’augmentation des impôts pour les grandes entreprises.

En effet, face à cette situation, les principaux opérateurs de téléphonie mobile au Congo comme MTN et AIRTEL ont rehaussé leurs frais de transaction qui sont passés de 2,5% à 3,5 % depuis le début de ce mois d’octobre 2019. Le coût de transaction a augmenté presque de moitié pour les retraits et dépôts.

« Ce n’est pas possible de vivre dans ce genre de conditions aujourd’hui dans ce pays. Le gouvernement ne peut pas permettre à ce genre de grandes entreprises d’augmenter les frais de transfert pendant que le pays est dans la crise », a déclaré, Junior Mbossa, habitant du quartier Mikalou.

La République du Congo est en crise économique sans précédant depuis que le Fond Monétaire International (FMI) a décidé de remettre de l’ordre dans l’économie du pays.

Malgré l’augmentation des frais de transfert, certains congolais pense que c’est une procédure normal qui vise à participer au développement économique du Congo. « Je penses que c’est compréhensible de voir que les plus grands réseaux du Congo ont pris cette décision. Le pays est en crise et il faut absolument trouver des fonds pour nourrir les congolais. Le gouvernement a certainement décidé d’augmenter les taxes pour les grandes entreprises afin de combler le vide économique et c’est naturelle », a annoncé, Otete gédéon, président du Rassemblement des chefs de classes du Congo et membre du Conseil Consultatif de la Jeunesse (CCJ).

Depuis que le Congo est tombé dans cette période de crise, le président Denis Sassou N’guesso a essayé de rassurer la population sur les nouvelles perspectives à venir et a demandé au gouvernement de tout mettre en oeuvre pour promouvoir la diversification de l’économie nationale.