Cœur d’Aryenne est la première œuvre de la littérature congolaise

Cœur d’Aryenne est un roman de Jean Malonga. Sa première publication, en 1953, est commémorée comme l’acte de naissance de la littérature congolaise. La célébration du soixantième anniversaire de celle-ci en 2013 a été suivie d’une réédition de l’œuvre aux éditions Hamar et Présence africaine. Le texte traite plusieurs thèmes souvent repris par la suite dans de nombreux romans congolais : l’identité culturelle, le métissage racial, l’unité nationale, la réhabilitation de l’opprimé et la coexistence pacifique des communautés.

Véritable histoire d’amour entre le jeune noir Mambéké fils de Yoka et de Dongo, et la jeune blanche Solange fille de Roch Morax ; toute la fiction se déroule à Mossaka en Afrique-Équatoriale française lors de la colonisation européenne. Négrophobe, violent et raciste, Roch Morax veut à tout prix mettre fin à cette relation si forte. Un jour, quand il découvre que sa fille est enceinte d’un noir, il cherche à nuire à celui-ci et à l’enfant par des menaces. Solange est prête à tuer son propre père au nom de l’amour afin de protéger son enfant.

Jean Malonga né le 25 février 1907 à Kibouendé au Moyen-Congo et mort le 1er août 1985, est un sénateur de la IVe république française et un écrivain congolais.

Jean Malonga naît le 25 février 1907 au Congo-Brazzaville. À l’âge de 15 ans, il devient infirmier à Brazzaville. Autodidacte, Jean Malonga passe son certificat d’étude élémentaire à l’âge de trente cinq ans. Il s’engage très tôt en politique auprès du Rassemblement démocratique africain (RDA) actif en Afrique-Équatoriale française. Il en dirige le journal, AEF Nouvelle, un mensuel qui est aussi diffusé en France par le parti progressiste. De 1948 à 1955, il est parlementaire au Conseil de la République, rattaché à la SFIO et participe aux commissions de la France d’outre-mer puis de la production industrielle. Il défend en métropole les intérêts des populations autochtones et des territoires d’outre-mer, et aborde les questions de sécurité sociale et d’enseignement dans les colonies françaises en Afrique. Dès 1951 il émet des doutes sur la réelle efficacité de l’Union française et réfléchit sur les alternatives possibles.

Dans le même temps, il poursuit un travail de romancier et de conteur consacré à la culture du Congo. Il publie au Congo trois recueils de légendes. En France, il publie plusieurs livres à Paris aux éditions Présence africaine, dont deux romans, La légende de Mfoumou Ma Mazono et Cœur d’Aryenne.

1953 : Cœur d’Aryenne

1954 : La Légende de M’Pfoumou Ma Mazono