CHEIKH ANTA DIOP À PROPOS DES AUTEURS AFRICAINS RECHERCHANT LA RECONNAISSANCE DE L’EXTÉRIEUR

CHEIKH ANTA DIOP À PROPOS DES AUTEURS AFRICAINS RECHERCHANT LA RECONNAISSANCE DE L’EXTÉRIEUR:

 » On comprend également que de tels littérateurs concentrent tous leurs efforts à rendre leurs écrits intelligibles, non pas aux Africains, mais aux Européens, comme si leur seul but était de forcer la reconnaissance de ces derniers ; ce qui est pour le moins puéril.
Il ressort de tout ceci qu’une telle littérature ne peut avoir qu’un intérêt dérisoire pour l’Africain parce qu’elle n’a pas été conçue essentiellement pour lui. C’est une hypocrisie que de venir ensuite présenter ces œuvres comme leur étant destinées. En faisant le bilan de la littérature africaine d’expression étrangère, on peut dire que dans l’ensemble, il y’a plus de secret de désir de pédantisme que d’intention de dire autre chose. »