Le Kouilou est le deuxième fleuve du pays par son débit après le fleuve Congo

Le Kouilou est le principal fleuve drainant la région côtière de la République du Congo. Le fleuve est appelé Kouilou dans la région côtière du même nom jusqu’aux gorges de Sounda. En amont de ces gorges, il prend l’appellation Niari. Il est le deuxième fleuve du pays par son débit après le fleuve Congo.

Le fleuve Kouilou admet deux sources, le Niari et la Louessé, qui se rencontrent à Makabana. La Louessé prend naissance dans les plateaux Batéké et s’écoule dans une direction sud. Le Niari provient de l’est du pays et reçoit les eaux de la Bouenza, son principal affluent, et de la Loudima. Après Makabana, le fleuve Kouilou traverse le massif forestier du Mayombe et se jette dans l’océan Atlantique près de Madingo-Kayes, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Pointe-Noire. Sa longueur est d’approximativement 560 kilomètres depuis sa source sur les plateaux Batéké jusqu’à la côte. Le fleuve comporte de nombreuses chutes d’eau, parmi lesquelles les plus célèbres sont les chutes Zrinski et les gorges de Sounda.

Les villes et localités sur le fleuve sont, à partir de l’embouchure, Mfilou Poste, Magne, Kakamoeka, Sounda, et Makabana. Depuis son embouchure, le fleuve est navigable sur les premiers 60 km. Des bateaux remontent régulièrement le fleuve jusqu’à Kakamoeka quoique la dernière partie, à partir des Portes de Ngoutou, est compliquée par un courant fort pendant la saison des pluies et des bancs de sable en période d’étiage. On compte plusieurs ponts sur le fleuve: le pont du Kouilou près de Kibangou, les ponts à Makabana sur le Niari et sur la Louessé, et le pont à Loudima sur le Niari. Les villes de Nkayi et Madingou sont situées près du Niari.Le cours supérieur du Niari est longé par la voie ferrée (ligne CFCO) reliant Brazzaville à Pointe-Noire, tandis que la Louessé est longée par la voie ferrée ligne COMILOG de Makabana à Mbinda.

Le fleuve a pour principaux affluents les rivières Louessé, Bouenza et Loudima.

Le débit du fleuve a été observé pendant 14 ans (1969-1982) à Sounda, localité congolaise située à quelques 79 kilomètres de son embouchure dans l’océan. À Sounda, le débit annuel moyen ou module observé sur cette période a été de 856 m3/s pour une surface étudiée de 55 542 km², soit plus ou moins 90 % de la totalité du bassin versant du fleuve. La lame d’eau écoulée dans le bassin versant se monte ainsi à 486 millimètres par an, ce qui doit être considéré comme élevé. Cours d’eau de forêt pluviale et de savanes, le Kouilou est un cours d’eau abondant et assez régulier. Les hautes eaux, correspondant à l’été et à l’automne austral, se déroulent de novembre à mai inclus. Dès le mois de juin le débit du fleuve chute rapidement, mais garde un débit fort appréciable durant la courte saison des basses eaux qui a lieu de juillet à octobre. Le débit moyen mensuel observé en septembre (minimum d’étiage) atteint 309 m3/s, soit approximativement quatre fois moins que le débit moyen du mois d’avril (1 326 m3/s), ce qui témoigne de la faible amplitude des variations saisonnières. Sur la durée d’observation de 14 ans, le débit mensuel minimal a été de 201 m3/s, tandis que le débit mensuel maximal s’élevait à 2 080 m3/s.

Il s’agit d’un projet vieux de plus d’un demi-siècle, qui connut un début d’exécution à la fin des années 1950, mais ne fut jamais terminé : construire un barrage dans la région de Sounda, qui créerait un immense lac artificiel de 1800 kilomètres carrés et produirait des milliards de kilowattheures d’énergie bon marché, susceptible d’attirer une série d’entreprises étrangères désireuses d’exploiter les importantes ressources minières de la région. Les Français cherchent alors à s’assurer des ressources hydrauliques en Afrique, en Guinée et au Congo, mais ces projets ont été contrecarrés par l’indépendance de la Guinée en 1958. Cependant, l’idée d’équiper le Kouilou au Congo Brazzaville subsiste une dizaine d’années. Mais le gouvernement de l’abbé Fulbert Youlou ne s’y intéresse pas.

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